Ardennes 08
légende

Ce département de 5 229 km² s'étendant sur une partie du massif ardennais et sur le nord-est du Bassin parisien, est le plus septentrional des quatre qui forment la Région Champagne-Ardenne avec l'Aube, la Marne et la Haute-Marne. Il a pour chef-lieu, Charleville-Mézières et pour sous-préfectures, Rethel, Sedan et Vouziers.

Géographie


Situé à la frontière belge, le département s'étend en partie sur le massif ardennais (où les altitudes culminent à 504 m), très boisé, échancré par la vallée encaissée de la Meuse. Une dépression marneuse empruntée par les cours de la Chiers, la Meuse et la Sormone, sépare le massif ardennais des crêtes préardennaises plus au sud. Au-delà de cette série de cuestas, les croupes de la Champagne crayeuse s'étendent au sud de la vallée de l'Aisne, alors qu'à l'ouest le département déborde sur l'extrémité de la Thiérache et ses collines d'argile à silex. Le sud-est est, quant à lui, délimité par les forêts de la barrière de l'Argonne.

Population

En marge de la Région, le département souffre d'une baisse continue de sa croissance démographique (290 130 habitants en 1999 contre 302 340 en 1982), d'un déficit migratoire persistant et d'un taux de chômage très élevé. Le développement de Charleville-Mézières n'est cependant pas en mesure de contrer les effets négatifs de l'enclavement et de la crise industrielle.

Économie

Largement industriel, le département des Ardennes est aussi agricole. Le bocage de la Thiérache et les terres forestières de l'Ardenne et de l'Argonne sont spécialisés dans un élevage laitier qui s'est modernisé et approvisionne de grandes laiteries. Au contraire, l'extrémité de la Champagne crayeuse correspond au domaine de la grande exploitation mécanisée, produisant céréales, betteraves à sucre, luzerne ou colza. La vallée de la Meuse, où s'était implantée autrefois la métallurgie, est aujourd'hui durement frappée par la crise, la sidérurgie et le textile ayant pratiquement disparu. Les autres activités traditionnelles sont en déclin et le développement ultérieur de l'industrie automobile et de la plasturgie n'ont pas redynamisé le département, malgré le pôle de reconversion mis en place au nord.

Curiosités


Parmi les curiosités qu'offrent les Ardennes, il faut noter le parc de Bel-Val-Bois-des-Dames (peuplé de bisons, de sangliers, d'élans et de mouflons), ainsi que la rivière souterraine de Signy-l'Abbaye. Le château de Montcornet et, surtout, la place ducale de Charleville-Mézières, où naquit Arthur Rimbaud, font partie de son patrimoine architectural.

 

 

 Place Ducale : Charleville

 

Charleville : Place Ducale ref : D000209008

 

 ref = D000209008

 Centre touristique, culturel et commercial de Charleville-Mézières(Ardennes), la place Ducale marqua , en 1606, le début de la fondation de la ville. Concue par le fastueux duc de Gonzagues, prince de Nevers et de Mantoue, comme un signe de sa magnificence, elle fut réalisée par Clément Métezeaux, frère du bâtisseur de la place des Vosges à Paris . Elle présente de nombreuses analogies avec celle-ci malgré une différence incontestable dans la perspective d'ensemble

 

DECOUVERTE DE CHARLEVILLE-MEZIERES


 

La fontaine qui se trouvait auparavant Place Ducale a été déplacée un peu au dessus.
L'Hotel de Ville de Mézières

Il est intéressant d'observer les maisons de l'avenue d'Arches avec leurs pans coupés.
La Tour du Roi à Mézières.

Une ancienne maison à Mézières.
La bibliothèque, place de l'Agriculture. Arthur Rimbaud a fréquenté cet ancien collège.

Le Musée Arthur Rimbaud
Le Musée de l'Ardenne à découvrir absolument.

Le Musée de l'Ardenne. Une intégration parfaite.
La mariage de l'ardoise et de la pierre est particulièrement élégant.

Du Musée à la Place Ducale.
Les arches de la Place Ducale

Place Ducale, des terrasses de café fort agréables.
Sympa le personnage tronant au dessus du bar "Le Saint Germain"

Il ne faut surtout pas manquer l'incourtournable "Guinguette" de la rue piétonne.
Charles de Gonzague, le créateur de la Charleville veille toujours.

 

A Charleville-Mézières, la Meuse effectue un large méandre avant de s'enfoncer dans le massif ardennais et de pénétrer en Belgique puis aux Pays Bas après un périple de plus de 950 kilomètres à travers ces trois pays. En cultivant les terres richement alluvionnée de cette boucle généreuse, la population a favorisé le développement de ce bout de terre. La Meuse n'a pas toujours servi la bonne cause. Ses crues peuvent devenir très importantes et dévastatrices, son débit atteignant parfois 900 M3 /s. Très navigable, elle a cependant permis de développer le commerce assez tôt et facilité l'implantation d'industries dans la Vallée de la Meuse. Située à 150 m d'altitude, Charleville-Mézières compte environ 60000 habitants, pour une agglomération de 70000 personnes. Sa situation privilégiée au cœur de l'Europe devrait lui permettre de trouver une place importante sur l'échiquier européen. Le projet du TGV Est et les travaux pour porter à quatre voie la RN 51 entre Charleville et Reims s'inscrivent dans cette volonté de désenclavement du département des Ardennes. Les élus de Charleville-Mézières ont compris très tôt les enjeux économiques des années à venir. Ils se sont lancés, il y a déjà quelques années dans un projet tourné vers l'avenir : augmentation du secteur piétonnier, pavage de la Place Ducale.etc.. Une base nautique verra bientôt le jour sur les berges de la Meuse. Tétis est en marche. A Charleville-Mézières comme ailleurs dans le département on a le sens de la fête. Il est vrai que la proximité de la Belgique (15 kilomètres) ne conduit pas à la morosité. A Charleville-Mézières, on aime la musique et on joue d'un instrument très tôt. L'été, les orchestres des 18-20 donnent le " la " aux carolomacériens qui se répandent joyeusement dans les cafés. Toutes les occasions sont bonnes pour faire la fête. Alors quand elles reviennent tous les trois ans avec leurs habits de lumière, un immense bonheur inonde nos cœurs.

 

Nom du département

Ardennes

Région

Champagne-Ardenne

Superficie

5 219 km2

Point culminant

la Croix-Scaille (504 m).

Chef-lieu

Charleville-Mézières. 4 arrondissements. 37 cantons. 460 communes.

 Bouteille de ChampagneCHAMPAGNE - ARDENNE Bouteille de Champagne

En Champagne-Ardenne, vignobles, grands lacs, nature, forêts, innombrables monuments et sites historiques, peinture et littérature, histoire et produits à déguster sont autant d'éléments qui en font une région riche en découvertes pétillantes.
 
Le plan du centre ville de Troyes, capitale historique de la Champagne reproduit un bouchon de champagne. Reims et sa splendide cathédrale furent jusqu'à la fin du XIXe siècle le centre des sacres royaux. De charmantes vallées - Seine, Marne, Aube - parsemées de villages de pierres sèches, coupent les plateaux calcaires. Epernay, Chaumont, Charleville-Mézières, Sedan, Châlons-sur-Marne, Langres et l'entière région produisent des merveilles telles que : vitraux, cristallerie, vins, champagne, biscuits, cidre et  fromages, andouillettes, etc.
Saint-Bernard, fondateur de l'Abbaye cistercienne de Clairvaux, Colbert, Condé, Diderot, le peintre Renoir, Arthur Rimbaud le poète, l'écrivain André Dhôtel et tant d'autres sont fortement ancrés dans les mémoires.

Le Musée de l'Ardenne

 

 

Ouvert fin 1994, le Musée de l'Ardenne présente des collections uniques, en particulier pour les amateurs d'archéologie et d'histoire.

Par le jardin intérieur de 1000 m2 le visiteur passe de la place Winston Churchill à la place Ducale en traversant quatre siècles d'architecture. Du bâtiment moderne à façade vitrée jusqu'aux parties plus anciennes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, le Musée évoque l'histoire de l'Ardenne, terre de légendes, de fer et de forêts.

Du savoir-faire du forgeron gaulois à celui du maître armurier jusqu'à celui du cloutier de la Semoy l'on remonte le cours de l'histoire au travers des collections de parures, de bijoux et de céramiques faisant référence aux âges du fer, aux époques romaine et mérovingienne.

Les armes de la manufacture royale de Charleville sont exposées au premier étage. Après l'histoire de Charleville et Mézières, c'est la splendide pharmacie de l'hôpital (1756) aux 120 pots de faïence de Nevers, puis la section numismatique de 3 000 pièces. Au détour de la visite, derrière une cloison de verre, le public découvre le mécanisme du Grand Marionnettiste, l'automate géant de la place Winston Churchill.

Au dernier étage sont évoqués les activités traditionnelles avec la forge, la fonte, l'ardoise et le bois. C'est la forte personnalité des Ardennes qui trame ainsi sa place dans ce musée récent.


 

 

- Siècle : au XIe et XIIe siècle, seule forteresse Ardennaise aux marches du royaume

 

- Familles :

- La première famille à avoir habité le château fut les Montcornet

- Au XIIIe et XIVe la forteresse passe à Miles de Noyer puis à la famille des Mello

- 1446 : Antoine de Croy le rachète et le reconstruit presque dans sa totalité

- 1613 c'est Charles de Gonzague qui l'acquiert

- Par vente, le château passa aux mains des La Meillerais, au duc d'Aiguillon qui le démantela vers 1760

- Seules des ruines arrivèrent aux Chabrillan puis à Mme de Caumont La Forge

- Cette dernière accepta de le céder à Mr Bernard Lussigny

 

La légende du " squelette du Château de Montcornet "

En 1806, un touriste audacieux a osé pénétrer dans les ruines du château. Il y découvre un squelette appuyé sur le rebord de la fenêtre et l'inscription : "Adieu, Odette ! mai 1795 - Salvien". Salvien était un jeune cultivateur épris de la jeune Odette. Il aurait été enfermé sur le lieu de ses rencontres amoureuses par Pierre Terreau un riche et envieux fermier. La méchanceté de ce dernier ne lui a pas porté chance, puisque Odette est morte de douleur peu de temps après son ma riage avec P. Terreau. Ce dernier a lui aussi trouvé la mort en chutant, alors qu'il rodait sous la fenêtre de la salle où il avait enfermé le pauvre Salvien.

 

Telle une grande dame, la Champagne-Ardenne sait séduire. Un coup d’émotion non seulement pour son divin nectar, mais aussi pour la richesse de son patrimoine, le pittoresque de ses villages et le charme de sa nature paisible.

 



Ambiance restaurant - Ph. MDLF

 


Entre les regards de la planète rivés sur sa robe sertie de milliers de perles dorées, plus que jamais le roi des vins pétille. À l’aube du XXIe siècle, passion et ravissement sont au rendez-vous de son terroir d’origine : la Champagne-Ardenne. Des collines verdoyantes aux vignobles harmonieux en passant par la forêt ardente, cette mosaïque naturelle n’inspire que beauté et volupté.

  Unique au monde, son sous-sol se révèle même fascinant. Il suffit d’arpenter les centaines de kilomètres de caves creusées dans la craie en montagne de Reims, le long de la vallée de la Marne, de la côte des Blancs ou de la côte des Bars, pour pénétrer le secret de ces célèbres bulles, partager la convivialité des Champenois et surtout découvrir une région aux mille et un contrastes.

  Du nord au sud, chaque pierre de la Champagne-Ardenne raconte un jalon de l’Histoire. Le plus imposant joyau s’incarne en la cathédrale Notre-Dame de Reims où 24 rois de France furent sacrés. Ville royale, Reims offre d’autres richesses historiques, comme le palais du Tau, l’abbaye et la basilique Saint-Rémi classés au patrimoine mondial par l’Unesco.

 

Une halte à Hautvillers, où Dom Pérignon fut cellérier et à Épernay, capitale du champagne, saura ravir les amateurs du vin divin. Du côté de Troyes, capitale historique de la Champagne, quel plaisir de parcourir les ruelles pavées dont les maisons du XVIe à colombages recèlent de magnifiques façades! Ornées de splendides vitraux datant du XIIe siècle pour les plus anciens, neuf églises offrent aux visiteurs une véritable leçon sur le talent qui animait les bâtisseurs du Moyen-ge et de la Renaissance. La petite ville de Bar-sur-Aube mérite un détour, ne serait-ce que pour admirer le «halloy» du XIIe siècle de l’église Saint-Pierre. Dominé par son célèbre viaduc, Chaumont demeure également un site remarquable par son château fort et ses maisons à tourelles. Aux confins sud-est de la Champagne, un arrêt à Langres permet d’apprécier, du haut de ses quatre kilomètres de remparts, la vallée de la Marne, le plateau de Langres et les Vosges. Aussi charmante que bourgeoise, Châlons-en-Champagne exalte à travers l’architecture de la cathédrale Saint-Étienne les époques romane et gothique, tandis que le musée du Cloître de Notre-Dame-en-Vaux renferme des merveilles médiévales d’une exceptionnelle richesse. En remontant vers le nord, Sedan offre son impressionnant château fort, reconnu comme un des plus vastes d’Europe. Au coeur des Ardennes, que de contrastes entre les vestiges des remparts et l’architecture du XVIIe siècle de Charleville-Mézières, surnommée la ville aux pierres d’or!

 


Détail Ste-Madeleine/Troyes - Ph. Choisnet/MDLF

 


Vignoble en Champagne - Ph. Sudres/MDLF

 


Ville de Troyes la nuit - Ph. Y Flatard/CRT Champagne-Ardenne
Au plaisir de la découverte des caves champenoises et de son patrimoine historique, s’ajoute le privilège de s’émerveiller devant une nature encore intacte. Pourvue de plus de 5000 kilomètres de sentiers et de 10 000 hectares de plan d’eau, que ce soit à pied, à cheval, en VTT ou sur l’eau, la Champagne-Ardenne dévoile ses atouts sportifs. Pratiquer le canoë sur la Semoy, faire de la voile sur les lacs de la Forêt d’Orient ou du Der-Chantecoq, remonter paisiblement la vallée de la Meuse en bateau, admirer au cours d’une randonnée pédestre les hêtres tortillards ou profiter, lors d’une balade à cheval, de la douce lumière des sous-bois, telle est l’atmosphère d’une région qui se veut aussi ludique qu’attachante.

  Afin de savourer pleinement la fin de ce périple, il ne reste plus qu’à s’attabler pour déguster quelques spécialités gourmandes, comme le boudin blanc de Rethel, le jambon sec des Ardennes, les truffes de Haute-Marne, le fromage de Chaource et les biscuits roses de Reims qui sauront réjouir les aventuriers ayant du coeur au palais.

NATURE Le parc de Bel-Val, dans les Ardennes, change de vocation. Après la chasse, il s'ouvre à la recherche
Une réserve de 400 hectares pour les éthologues

Dans le parc de la réserve de Bel-Val, propriété de la fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature, les arbres centenaires n'ont pas trop souffert de la tempête de 1999: seules des branches mortes traînent encore par terre. «Il faudra des années pour les enlever», précise Charles de Gévigney, directeur du site. En effet seulement sept personnes, sa femme et lui-même entretiennent les 600 hectares de forêts de chênes, érables, merisiers et hêtres qui traversent de vastes prairies et longent les cinq petits étangs.

Créée en 1967 par François Sommer (un grand industriel de la région) cette réserve naturelle fréquentée par de nombreux chefs d'État est principalement dédiée à la formation aux arts de la chasse (1). Endroit de passage idéal pour les oiseaux migrateurs, elle regorge de petits mammifères, de cerfs, chevreuils, mouflons, daims, sangliers, bisons restés à l'état sauvage, plus trois ours importés de Roumanie. L'une des autres activités de ce parc consistait jusqu'à présent à montrer les animaux au public. Aujourd'hui la fondation ne désire plus attirer les visiteurs dans son «parc de vision», mais souhaite se tourner davantage vers la science.

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Ardennes  

 

Ancienne province

Champagne

 

Région actuelle

Champagne - Ardenne (Carte)

 

Chef-lieu

Charleville-Mézières

 

Ville(s) principale(s)

Rethel, Charleville, Sedan, Vouziers
 

Note historique

Les limites de ce département ont été modifiées en 1815.
 
 

Généralités
 Superficie. 25 605 km2. Population. 1990 : 1 348 042 (dont Français par acquisition 33 263, étrangers 64 741 dont Portugais 13 184, Algériens 13 021, Marocains 12 494) ; 1996 : 1 351 800. D. 53. Chômeurs : 11,2 % (en 1998).
 Situation. Ouest : côte de l'Ile-de-France et pays d'Othe (frontière avec la Brie) s'élevant du S. (75 m à Montereau) au N. (montagne de Reims, 280 m), percée au N. par l'Aisne, la Vesle et la Marne ; domine la Seine au S. ; boisée ; vignobles. Centre : Champagne crayeuse (dite aussi pouilleuse) ; Est Marne et centre Aube : Champagne humide. Sud Aube et centre Haute-Marne : plateaux des Bars, vignoble. Sud-est Haute-Marne : Bassigny et pays d'Amance et Apance. Nord : crêtes préardennaises et Ardenne Primaire.
 
 Histoire. Limites fixées tardivement. Après la conquête romaine, dépend de la Gaule Belgique (Remi : Reims ; Catalauni : Châlons ; Meldi : Meaux), ou de la Gaule Celtique (Senones : Sens ; Tricasses : Troyes ; Lingons : Langres). Empire, Tricasses et Senones relèvent de la Lyonnaise, Lingons de la Germanie supérieure. Bas-Empire, cités belges du Nord incluses dans la Belgique Seconde, dont Reims (Durocorterum) est la métropole. Tricasses et Senones dans la Senonia, Lingons dans la Ire Lyonnaise. Prospérité des villes, nœuds de communication importants (monuments de Reims, Langres, Sens). Ravagée par Alamans, Vandales (qui auraient fait périr saint Didier vers 411) et Huns. 451 Huns battus aux Champs catalauniques. Époque mérovingienne région morcelée (en général, séparation entre " Belgique " et " Celtique "). 496 baptême de Clovis à Reims. Reims prend son essor, l'archevêque doté de privilèges régaliens (droit de battre monnaie, d'exercer toute justice, de lever des impôts et une armée, etc.) ne verse aucun impôt, ne relève pas de la justice du souverain. Le Cte de Troyes, Robert, lègue le comté à Herbert de Vermandois († 943), son gendre, qui réunit C de Meaux et C de Troyes (la " Champagne " sera essentiellement ce double comté). 949 son fils Hugues, également archevêque (à 5 ans) et Cte de Reims en 940, perd ces titres : le Rémois échappera toujours à la Champagne seigneuriale. Séparés après la mort d'Herbert, les 2 comtés sont de nouveau réunis par son fils cadet. 1023 le Cte de Blois-Champagne possède Chartres, Sancerre et Châteaudun.
 
  XIIe s. les Ctes de Champagne sont parmi les grands feudataires (ayant un grand nombre de fiefs aux suzerains différents, ils ne dépendent vraiment d'aucun). Fortune fondée sur les foires nées au haut Moyen Age (Reims, Châlons, Troyes, Provins, villes drapantes), qui permettent les échanges entre pays méditerranéens et flamand. Influence des abbayes cisterciennes de Morimond, Pontigny et surtout Clairvaux (fondée 1115 par saint Bernard). Berceau de l'ordre des Templiers (fondé 1125 par Hugues de Payns, consacré au concile de Troyes 1128). 1234 le Cte de Champagne renonce à ses droits sur les CtÈs de Blois, Chartres et Sancerre et la V de Châteaudun, unis depuis 1023 aux Ctés de Troyes et de Meaux. La cour de Champagne est un des premiers centres intellectuels de l'Europe médiévale poésie : Chrétien de Troyes (1135-85), familier de la Ctesse Marie, fille du roi Louis VII et d'Éléonore d'Aquitaine ; le Cte Thibauld IV (1201-53), son petit-fils, surnommé le roi-chansonnier ; histoire : Villehardouin (maréchal de Champagne) et Joinville (sénéchal de Champagne), chroniques des croisades. Accédant au trône de Navarre, la famille de Blois-Champagne néglige Troyes et Provins pour Pampelune ; les interventions royales se font plus fréquentes. 1285 Jeanne de Navarre épouse Philippe le Bel et lui apporte la Champagne. XIVe s. déclin (concurrence de la route maritime Italie-mer du N., guerre de Cent Ans). XVIe s. apogée du gouvernement de Champagne et de Brie, quand, au milieu des guerres de Religion, les Guises gouvernent. 1542 les élections champenoises forment la généralité de Châlons (sauf 10 allant à celle de Paris). XVIIe et XVIIIe s. intendants installés à Châlons, à partir de Colbert, essor de la métallurgie, du textile ; fin XVIIe s. naissance du " champagne ".
 
  Rethélois et   Porcien : 974 Ctés qui par le jeu de l'" avouerie ", démembrés des possessions de l'abbaye St-Remi de Reims, passèrent de la famille de Bourgogne, au Moyen Age, à Charles de Gonzague puis à Mazarin au XVIIe s., avant d'être réunis à la Couronne.
 
  Principauté de Sedan (appelée jusqu'en 1520 " comté de Mouzon ") : 843 attribuée à la Lotharingie par le traité de Verdun, mais dépendant de l'archevêché de Reims (royaume de France). 843-1195 guerres entre archevêque de Reims et évêques de Liège (impériaux), qui prétendent rattacher ce fief impérial à leur diocèse. 1195 le cardinal Guillaume de Champagne, archevêque de Reims, obtient la création d'un évêché de Mouzon, séparé de Liège. 1202 il meurt avant d'avoir réalisé cette séparation. 1260 comté indivis entre Reims et Liège. 1379 l'archevêque Richard Pigue cède ses droits au roi de Fr. qui, pour ne pas être vassal de l'empereur, nomme son fils le dauphin (seigneur impérial) gouverneur de Mouzon (titre conservé par les dauphins jusqu'en 1490). 1520 François Ier (qui n'avait pas été dauphin) érige le C en P souveraine (dite " P de Sedan ") en faveur des comtes de La Marck, ducs de Bouillon (seigneurs de la ville de Sedan depuis 1424). 1591 passe par mariage à Henri de La Tour d'Auvergne, chef huguenot, qui en fait un bastion protestant. 1642 revient au royaume de France.

Champagne-Ardenne, Économie


 

Économie
 Population active (en 1990). 522 000 actifs (BTP 166 000, services marchands 125 000, non-marchands 94 000, commerce 47 000, agriculture 13 000).
 Échanges (en milliards de F, 1998). Import. : 27,17 dont 1/2 produits non métall. 6,8, biens de consom. 6,59, métallurgie 6,03, biens d'équipement profes. 4,07, agroalim. 1,29, pièces et matér. de transport 1,2 de Allemagne 5,23, Belg.-Lux. 4,67, Italie 3,01, G.-B. 2,13, USA 2,09. Export. : 41,19 dont agroalim. 13,66, biens de consom. 5,84, métallurgie 4,98, pièces et matér. de transport 4,91, 1/2 produits non métall. 4,5, biens d'équipement profes. 3,91, agriculture 2,32 vers Allemagne 8,05, Belg.-Lux. 5,73, G.-B. 5,58, Italie 4,51, USA 3,02.
 Agriculture (en 1998). Terres (en milliers d'ha) : 2 572 dont SAU 1 580,6 t. arables 1 240,1 (dont jardins 5,7), herbe 311, vignes 28,6 ; bois 675 ; peupleraies 29,7 ; étangs 4,7 ; t. agricoles non cultivées 50 ; t. non agricoles 232. Production végétale (en milliers de t) : céréales 5 593,4 (dont maïs 379,5) ; betterave ind. 6 703,9 ; luzerne (bouchons) 1 043,1 ; vins (en milliers d'hl) 2 505,4 ; expédition de champagne : 292,5 millions de bouteilles dont France 179, export. 113,5 ; animale (en milliers de têtes) : bovins 636,3, ovins 164,6, porcins 142,2, équidés 8,8 ; lait (de vache, en milliers d'hl) 6 566,6.
 Tourisme (en 1998). Hébergement : hôtels homologués 292 (7 927 chambres) ; campings 105 (7 951 places) ; auberges de jeunesse 6 (350 lits) ; villages de vacances 2 (240 lits) ; gîtes ruraux 487, d'étape 47, d'enfants 12.

 

Départements
Ardennes (08)
 
 
 
5 246 km2 (105 × 102 km). Altitude : max. La Croix-Scaille 501 m ; min. 37 m (sortie de l'Aisne). Population : 1801 : 246 925 ; 1881 : 333 675 ; 1921 : 277 811 ; 1936 : 288 632 ; 1946 : 245 335 ; 1968 : 309 380 ; 1975 : 309 306 ; 1982 : 302 524 ; 1990 : 296 357 dont Français par acquisition 8 856, étrangers 17 903 (dont Algériens 6 578, Italiens 1 802, Marocains 1 802, Portugais 1 797) ; 1996 (1-1) : 291 300. D. 56.
  Régions naturelles : plateau ardennais ou Ardenne (au N.), 1996 : 107 150 ha (dont SAU 27 050) : accidenté et boisé, vallées de la Meuse et de la Semoy, forêts, élevage, agriculture d'appoint. Crêtes préardennaises, 208 730 ha (dont SAU 141 286) : terrains vallonnés, herbages. Champagne (au S.), 133 520 ha (dont SAU 115 910) : céréales, betteraves, luzerne. Thiérache, 25 200 ha (SAU 14 690). Argonne, 49 080 ha (dont SAU 29 090). Bois (en 1998) : 152 850 ha soit environ 29 % du dép. dont forêts domaniales 30 580 Château-Regnault 5 840, Sedan 4 230, Signy-l'Abbaye 3 530, La Croix-aux-Bois (Argonne) 3 330, Pothées 1 300, Hargnies-Laurier 1 300, Mont-Dieu (crêtes préardennaises) 1 120, Francbois 1 670, Élan 900, communales 41 000, privées 81 270.
 
  Chef-lieu : CHARLEVILLE-MÉZIÈRES. Altitude 140 à 210 m. 57 008 hab. (Charleville : 1806 : 8 430 ; 1911 : 22 634 ; 1962 : 25 915. Mézières : 1806 : 3 380 ; 1911 : 10 403 ; 1962 : 12 015 ; 1975 : 60 176). Préfecture créée an VIII à Mézières. Industries : transformation des métaux, fonderie, mécanique, BTP, alimentaire, pôle de haute technologie du Moulin Le Blanc. Monument : place Ducale (1608-24, Clément Métezeau), 126 × 90 m, statue de Charles de Gonzague (fondateur de la ville en 1606) ; vieux moulin ; remparts, tours Milard (XIVe s.), du Roy (XVIe s.), basilique N.-D. d'Espérance à Mézières (vitraux modernes : plus de 1 000 m2 sur 66 verrières par Dürrbach) ; horloge du Grand Marionnettiste (automate) ; mont Olympe 205 m. Musées : municipaux, de l'Ardenne (17 096 vis. en 98), Rimbaud (13 138 vis. en 98). <PCAP>Agglomération :</PCAP> 69 786 hab., dont Les Ayvelles 819. La Francheville 1 381. Montcy-Notre-Dame 1 528. Prix-lès-Mézières 1 479. Villers-Semeuse 3 608. Warcq 1 532. Festival de marionnettes tous les 3 ans (100 000 spectateurs en 97).
 
  Sous-préfectures : Rethel (80 à 130 m), 7 923 hab. (1831 : 6 595 ; 1962 : 8 059 ; 1975 : 8 361) aggl. 10 462 ; papeterie, cartonnerie, BTP, ind. agroalimentaire et mécanique, confection ; église St-Nicolas (XIIIe et XIVe s.). Sedan (155 à 200 m) 21 667 hab. ; textile, métallurgie, ind. mécanique, fonderie, métaux ; château fort XIVe et XVe s., le plus étendu d'Europe : 35 000 m2 (58 000 vis. en 97), église St-Charles (1695) ; Dijonval, manufacture du XVIIIe. (aggl. 28 992 hab., dont Bazeilles 1 650 ; château ; musée de la Dernière Cartouche). Vouziers mécanique, marché agricole ; église St-Maurille.
 
  Autres villes : Asfeld 1 061 hab. ; église baroque XVIIe s. Belval 156 hab. ; aéroport des Ardennes. Belval-Bois-des-Dames 39 hab. ; parc de vision (550 ha, élans, bisons, ours, mouflons, sangliers, cervidés, etc., 19 992 vis. en 96). Bogny-sur-Meuse 5 981 hab. (musées : Minéraux et Fossiles ; métallurgie, BTP aggl. 8 909 hab., dont Monthermé 2 866 ; site des boucles de la Meuse, église St-Léger (1453 : fresques, baptistère, monolithique) ; église St-Remi-de-Laval-Dieu (1128, boiseries XVIIe s.) ; monument des 4 Fils du duc Aymon : Renaut, Allart, Guichart, Richart qui, avec le cheval Bayart, furent vaincus par Charlemagne, par traîtrise. Carignan 3 370 hab. (aggl. 4 741) ; métallurgie, appareils électriques et électroniques ; vestiges enceinte (XVIe-XVIIe s.). Chooz 803 hab. ; 1re centrale nucléaire fermée, 2e (2 × 1 450 MW), 11 316 vis. en 98. Donchery 2 362 hab. ; métallurgie, verre, chimie, ind. électrique, BTP. Fromelennes 1 241 hab. ; grottes de Nichet (8 000 vis. en 97). Fumay 5 363 hab. (aggl. 10 017) ; fibre optique, BTP, fonderie. Givet 7 775 hab. (aggl. 7 434) ; métallurgie, plasturgie, silos à blé (860 000 q) ; fort de Charlemont (XVIe s.), tour Victoire, Centre européen des métiers d'art (20 050 vis. en 96). Le Mont-Dieu 29 hab. ; chartreuse XVIIe s. Montcornet 214 hab. ; château médiéval. Mouzon 2 637 hab. ; laminage, fabrication de feutre (musée du Feutre), revêtements textiles et insonorisants ; abbatiale N.-D. (XIIIe s.), musée de la Porte de Bourgogne. Nouvion-sur-Meuse 2 256 hab. (aggl. 4 421). Nouzonville 6 970 hab. (aggl. 8 174) ; métallurgie. Revin (130 à 180 m), 9 371 hab. (1826 : 2 133 ; 1921 : 5 513 ; 1962 : 11 260 ; 1975 : 11 607) ; électroménager, centrale hydroélectrique souterraine, transformation des métaux, sanitaire. Rimogne 1 323 hab. ; écomusée de l'Ardoise. Rocroi (370 à 385 m, frontière belge à 2,5 km) 2 565 hab. (1806 : 2 558 ; 1962 : 2 284 ; 1975 : 2 911) aggl. 3 080 ; fonderie, BTP, transformation du bois ; remparts (un des plus anciens bastions introduits par Italiens), ville fortifiée en étoile par Vauban, musée de la Bataille de Rocroy. Signy-l'Abbaye 1 404 hab. (rivière souterraine) ; fosse Bleue, trou de Gibergeon. Vendresse 402 hab. ; ruines du château de la Cassine. Villy-la-Ferté 151 hab. ; fort ligne Maginot (4 752 vis. en 97). Vireux-Molhain 1 923 hab. Vireux-Wallerand 2 020 hab. (aggl. 3 943). Vrigne-aux-Bois 3 769 hab. (aggl. 7 259, dont Vivier-au-Court 3 519) ; métallurgie.
 
  Divers : lacs Bairon (140 ha), des Vieilles Forges (150 ha).

 

UN GRAND MERCI A PIERRETTE QUI A FAIT UN SUPER BÔ TRAVAIL

 

 

 

 

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